Extrait des recommandations et références de l'ANAES publiées en 1995.
Définitions:
Les anomalies dentaires
concernent l'élément dentaire. Il peut s'agir d'anomalies de nombre, de
situation, de forme et/ou de volume, d'orientation et/ou d'éruption. Une ou
plusieurs dents peuvent être concernées.
Les anomalies
dento-alvéolaires concernent à la fois les dents et leur support alvéolaire.
Il faut distinguer les anomalies d'inclinaison (modification des axes) et de
position (situation des apex), par rapport à la base osseuse maxillaire.
Les anomalies
maxillo-mandibulaires concernent la mandibule, le maxillaire et leurs bases
crâniennes. Il peut s'agir d'anomalies de dimension, de position, d'orientation
ou de forme.
Références proposées par le groupe d'experts:
Un examen par
tomodensitométrie de première intention est inutile dans le bilan
radiographique des dents incluses.
Le montage sur articulateur
de modèles en plâtre, mandibulaire et maxillaire, est souhaitable dans les
traitements orthodontico-chirurgicaux.
Il n'y a pas lieu
d'entreprendre le traitement d'orthopédie dento-faciale et/ou de chirurgie
orthognatique sans étude des fonctions oro-faciales.
Il est licite d'effectuer une
nouvelle évaluation radiographique après chaque grande étape thérapeutique
d'orthopédie dento-faciale (indépendamment des accords périodiques d'entente
préalable) à la fin du traitement, et trois à cinq ans après la fin de
celui-ci.
Il n'y a pas lieu au cours de
la surveillance d'un patient devant éventuellement avoir un traitement
orthodontique ou une reprise de traitement orthodontique, de répéter un examen
téléradiographique plus d'une fois par an.
Il n'y a pas lieu d'extraire
d'une façon systématique quatre prémolaires chez un patient ayant une
biproalvéolie, sans anomalie d'alignement ni d'engrènement de ses arcades
dentaires et ayant un bon équilibre fonctionnel.
En cas d'anomalies
maxillo-mandibulaires confirmées, il n'y a pas lieu d'attendre obligatoirement
la période de denture permanente pour débuter un traitement d'orthopédie
dento-faciale.
Il n'y a pas lieu, chez un
enfant ayant un simple encombrement dentaire sans dysharmonie dento-maxillaire (macrodontie
relative), d'effectuer des extractions de dents permanentes.
Il n'y a pas lieu d'effectuer
systématiquement un traitement d'orthopédie dento-faciale mécanique de
première intention pour réduire une infraclusie des dents antérieures.
Un chevauchement incisif
mandibulaire inférieur à quatre millimètres ne doit pas donner lieu à des
extractions de quatre prémolaires, alors qu'il n'existe par ailleurs aucun
trouble d'alignement ni d'engrènement des arcades dentaires.