Le technicien en prothèse reçoit des empreintes et des prothèses à réparer ou à modifier. Le praticien est susceptible d’adresser au laboratoire médical des biopsies ou des échantillons de sang ou de salive à des fins d’analyse. Pour éviter toute contamination, le transfert entre le cabinet et le laboratoire doit se faire selon des normes précises.
Prothèses.
Les empreintes doivent d’abord être rincées à l’eau courante pour éliminer les dépôts de sang et de salive. Elles sont ensuite désinfectées par immersion pendant 3 heures dans une solution de glutaraldéhyde à 2 %. Cette méthode convient pour les matériaux à empreinte du type silicone ou élastomère. Par contre elle est déconseillée pour les alginates qui subissent une altération de surface au bout d’une heure. Il faut plutôt utiliser les nouveaux alginates qui incorporent des agents désinfectants.
Les prothèses envoyées au laboratoire sont nettoyées, désinfectées et rincées. L’emballage plastique qui contient les empreintes ou les prothèses est à usage unique.
La tenue du technicien doit rester propre et être changée régulièrement. A l’établi, le prothésiste travaille avec un masque et de lunettes pour protéger ses yeux et les voies respiratoires des micro-particules dispersées par le fraisage. Le port des gants est recommandé lors de la coulée des modèles en plâtre. Les fraises et les spatules sont nettoyées et stérilisées entre chaque nouvelle prothèse. Pour le polissage, on ajoute une solution désinfectante à l’abrasif :hypochlorite + savon + eau. Les surfaces du local sont nettoyées tous les jours.
Biologie
Les prélèvements biologiques (seringues, tubes, flacons) sont emballés dans des sacs en plastique transparent soigneusement fermés par une bande adhésive. Les agrafes sont à proscrire. Chaque sac est placé dans un conteneur rigide résistant aux chocs. La prescription des examens demandés est envoyée parallèlement dans une enveloppe séparée. Si le prélèvement est susceptible d’être contaminé par les virus du SIDA , de l’hépatite B ou tout autre agent infectieux hautement contagieux, coller une étiquette sur le sac plastique signalant : " produit humain, danger ".
Les locaux.
Le plan du cabinet doit répondre aux exigences d’ergonomie et d’hygiène. Le circuit des instruments et l’utilisation des surfaces doivent être normalisés. Le bureau et la salle d'attente sont séparés de la zone de soins par un couloir. Les portes sont en peinture laquée, leurs poignées sont faciles à nettoyer et à désinfecter.
La zone de soins et le laboratoire ne doivent pas comporter de matériaux poreux du type moquette, tissu mural, rideaux, meubles en bois etc.
Le sol est recouvert par un revêtement en vinyle résistant aux agents désinfectants.
La robinetterie du lavabo est commandée par le coude ou le pied.
Le savon liquide et les essuie-mains à usage unique sont placés dans des distributeurs muraux.
Les poubelles avec des couvercles manipulables au pied sont jetées dans des containers appropriés.
Le volume d'air du cabinet doit être entièrement renouvelé trois fois par heure. Le local doit comporter un système de ventilation avec filtre suffisamment efficace.