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Conduite à tenir en cas
d'urgence au cabinet dentaire
Docteur J.C. FALOURD. Médecin anesthésiste / CHU-SAMU de ROUEN
Odonte.com
La première démarche face à un
malaise dont l'état semble grave est de faire rapidement un BILAN à la
recherche de signes de détresse qui conduiront immédiatement à
entreprendre des gestes de réanimation adaptés.
Le bilan immédiat doit
répondre à 3 questions :
- Le sujet est-il conscient ? -
Le sujet respire t'il ? - La circulation est-elle efficace
?
- Le sujet est-il conscient
?
Il suffit simplement de
l'interroger. Une réponse même désorientée ou obnubilée sera
classé comme conscient. De la même manière on ne recherchera pas à ce
stade un diagnostic différentiel avec une hystérie ou une simulation, ni
à apprécier la profondeur, ce qui constituerait une perte de
temps.
La suspicion de perte de conscience doit entraîner sans
délai la deuxième interrogation
L'observation des mouvements
de la cage thoracique ou la perception d'un flux respiratoire au niveau
des orifices des voies aériennes suffisent à affirmer la persistance
d'une ventilation spontanée.
Le pronostic vital n'est pas
immédiatement en jeu : on peut prendre à ce moment là le temps
d'apprécier la qualité de cette ventilation, de vérifier la véracité du
coma, ceci en s'assurant de la liberté des voies aériennes, soit par
luxation soit par une canule de Guedel.
Une réponse négative
implique la troisième question.
- Y a t-il une circulation efficace
?
Un seul geste est utile : chercher le pouls
central fémoral ou carotidien. - Si le pouls est présent il y a
seulement une apnée : Il faut alors entreprendre immédiatement une
ventilation artificielle bouche à bouche ou mieux ventilation manuelle
au ballon. - Si le pouls est absent : il faut alors entreprendre le
massage cardiaque externe et la ventilation.
Sont inutiles à ce stade, les gestes tels que
prendre une pression artérielle, ausculter les bruits du cœur, chercher
un pouls radial…Ces gestes font perdre un temps précieux.
Le diagnostic de détresse posé et les gestes
de premier secours entrepris il faudra appeler le SAMU-Centre 15 pour
qu'une équipe mobile de réanimation vienne prêter main forte.
Les principaux éléments du bilan fonctionnel,
réalisés comme indiqués plus haut, seront avec quelques autres
renseignements indispensables :
- lieu exact de l'intervention : adresse,
étage, code de porte. - age de la victime. - gestes
entrepris. - numéro de téléphone d'où vous appelez.
Ces différends renseignements permettront au
médecin régulateur de vous conseiller les gestes à pratiquer et
d'envoyer les moyens adaptés à la situation.
Les gestes essentiels à
connaître
- La position latérale de sécurité ou
P.L.S.
Elle évite l'inhalation d'un corps étranger
ou de vomissements. Elle consiste à coucher le malade sur le côté
tête légèrement en arrière, bouche tournée vers le sol afin de la placer
plus bas que le carrefour oropharynx. La position doit permettre au
malade de respirer librement.
La stabilité de la position est assurée par
le bras, du côté au sol, allongé perpendiculairement au corps et par les
jambes repliées et écartées.
- Libération des voies
aériennes
Correspond aux moyens permettant à l'air de
passer. Indispensable avant toute ventilation.
Après avoir retirer de la cavité buccale tout
corps étranger, aspirer les mucosités, le sang...Il faut mettre la tête
en hyper extension et subluxer la mandibule. Placer éventuellement une
canule.
- Réanimation
cardio-respiratoire
Elle comprend : - La réanimation
respiratoire : "bouche à bouche" ou mieux par un insufflateur manuel
doté de son réservoir branché sur l'oxygène. - La réanimation
cardiaque par le massage externe.
Chez l'adulte la fréquence est d'une
insufflation pour cinq massages cardiaques externes soit en moyenne 12 à
15 insufflations et 60 à 75 massages cardiaques externes par
minute. La réanimation cardio-respiratoire nécessite la présence de
deux personnes, même si techniquement elle est réalisable par une
seule.
Matériel d'urgence
conseillé
1 bouteille d'oxygène pleine avec
manodétenteur 1 insufflateur manuel (ballon auto gonflable, type
AMBU) 1 canule de GUÉDEL (MAYO) sondes d'aspiration +
aspirateur
Quelques urgences
- Arrêt
cardio-respiratoire
— inconscience, — absence de
ventilation, — absence de pouls carotidien.
— allongé sur un
plan dur (sol) — libérer les voies aériennes supérieures, (cf.) —
bouche à bouche, ou ventilation au masque + oxygène 10l/mn — massage
cardiaque externe, — vérification de l'efficacité des gestes (pouls
carotidien et soulèvement de la cage thoracique), — appeler
le SAMU-Centre15.
- Allergies — choc
anaphylactique
— prurit, rash cutané, urticaire, —
fourmillements, démangeaisons, — œdème du visage, — dyspnée,
toux, asthme, — collapsus puis détresse respiratoire
— arrêt
immédiat des soins, — libérer les voies aériennes supérieures, —
allonger (+++) ; surélever les jambes, — oxygénation (+++), —
ventilation assistée si besoin, — appeler le
SAMU-Centre15. — ADRENALINE en sous cutanée (si collapsus
cardio-vasculaire) : 1/2 ampoule à 0,1 % (0,5 ml),
— crise tonico-clonique généralisée aux
quatre membres, ou focalisée à un hémicorps, un membre, la face, —
perte de connaissance brutale, trismus, morsure de langue, — perte
des urines, — hyper salivation — difficultés respiratoires plus ou
moins cyanosée, — durée variable — coma post-critique (ou
stupeur)
— arrêt des soins, — allonger, Position Latérale de
Sécurité, — libérer les voies aériennes supérieures, canule, —
oxygénation (++++), — appeler le SAMU-Centre
15. — glycémie sur papier,
- Corps étrangers déglutis ou
inhalés
— syndrome de pénétration, — quintes de
toux, — dyspnée, — cyanose, — dysphagie. — ne pas allonger
le patient
— faire tousser, — essayer d'extraire, toujours
sous contrôle de la vue, — appeler le SAMU-Centre
15. — manœuvre de Heimlich, — oxygénation, corticoïdes,
oxygénation,
Liens :
SAMU de Paris http://www.invivo.net/samu75/
SAMU de Lille (apprentissage des
gestes) http://www.intermedic.org/medextra/urgence/gestes/perte.htm
Emergency
medicine http://www.emedicine.com/emerg/index.shtml
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