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Praticien / Personnel

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Le lavage des mains
La digue, l'aspiration, le champ opératoire
La tenue
Les objets blessants
Les gants
Le patient
Les lunettes et le masque
La vaccination


Le lavage des mains.

*Le lavabo est suffisamment grand et composé d'un matériau non poreux. Son syphon doit être facile à démonter et à désinfecter. La robinetterie est pourvue d'un dispositif anti-éclaboussures et peut être manœuvrée sans l'aide des mains.

*Le distributeur de savon liquide est mural, facilement nettoyable et rechargeable. Le produit de lavage doit pouvoir être distribué sans l'aide des mains et sans aspiration d'air.

*Les mains sont séchées à l'aide d'essuie-mains en papier à usage unique. Des mains humides transportent cent fois plus de germes que des mains sèches. Les séchoirs chauds sont à proscrire parce qu'ils dispersent les micro-organismes.

  • Technique de lavage chirurgical.
  • Mouiller les mains et les avant-bras.
  • Verser le produit de lavage liquide dans la paume d'une main.
  • laver les mains et les avant-bras.
  • Garder les mains levées au-dessus des coudes pour éviter que l'eau des avant-bras ne coule sur les mains.
  • Prendre une brosse stérile entre le pouce et l'index.
  • Rendre une brosse stérile entre le pouce et l'index.
  • Mouiller la brosse puis mettre le produit de lavage sur celle-ci.
  • Brosser les ongles de chaque main pendant 30 secondes.
  • Rincer les mains et les avant-bras.
  • Verser à nouveau du savon dans la paume d'une main.
  • Laver les mains, les avant-bras, chaque doigt et chaque espace interdigital (une minute par main).
  • Rincer à l'eau courante, les extrémités des doigts vers le haut et les coudes vers le bas.
  • Après ces opérations, on garde les mains dirigées vers le haut, au-dessus du niveau de la taille et écartées du corps.
  • A l'aide d'un linge stérile, sécher chaque doigt puis le restant de la main, puis l'avant-bras jusqu'au coude.
  • Jeter le linger et recommencer avec un deuxième linge stérile.

La tenue.

La tenue de travail est changée tous les jours. Si en cours de journée, un vêtement est sali de façon visible, il est nécessaire de le changer.

Le port d'un pantalon blanc et d'une blouse ou casaque à manches longues serrées aux poignets sont recommandés. Si les avants bras ne sont pas recouverts, ils risquent de devenir une source de contamination croisée. L'assistante évitera de manipuler des objets qui ne sont pas en rapport direct avec l'intervention. Elle évitera aussi le contact de ses doigts avec le visage (yeux, nez, bouche, cheveux). Pour le lavage en machine les vêtements sont d'abord rincés à froid puis lavés à chaud (au moins 80°C) en cycle normal.

Les gants

Après le lavage des mains, les gants en latex à usage unique sont systématiquement portés. Ils protègent le patient, le praticien et son assistante des contaminations croisées. Il a été montré que lors du travail à mains nues, les micro organismes et les micro particules de salive ou de sang restaient logées sous les ongles pendant plusieurs jours.

Si macroscopiquement les gants semblent une barrière infranchissable, il en est autrement microscopiquement. Selon plusieurs études, 2 à 30 % des gants présentent des perforations dues à des défauts de fabrication. 50 % des gants deviennent perméables aux bactéries après plusieurs heures.

De rares réactions allergiques au latex ou aux anti-oxydants peuvent se produire. Il faut alors utiliser des gants en caoutchouc synthétique ou en vinyle.

  • Au cabinet dentaire, trois types de gants sont utilisés.
  • Les gants en latex non stériles pour l'examen et les soins courants.
  • Les gants de chirurgie stériles pour les actes sanglan.t
  • Les gants de ménage épais pour le nettoyage des instruments et des surfaces.
  • Les gants peuvent parfois poser des problèmes.
  • Difficulté pour manipuler les petits instruments.
  • Perte de la sensibilité tactile.
  • Risque de combustion et de brûlure près d'une flamme.
  • Ces inconvénients ne sont certes pas négligeables, mais le risque infectieux prime sur ces difficultés et la pratique permet d'adapter progressivement ses mains au port des gants.
  • Dès la fin des soins, les gants sont retirés et les mains lavées à nouveau. Il est recommandé d'appliquer une crème hydratante sur la peau pour éviter son dessèchement./li>
  • Toute plaie aux mains doit être recouverte d'un pansement du type "élastoplast" avant le port des gants./li>
  • Les gants sont changés après chaque patient.

Les lunettes et le masque

Le port de lunettes et d'un masque sont obligatoires pour le praticien et l'assistante. Les contres-angles et les appareils à ultrasons projettent des micro-particules et des aérosols porteurs de germes. Rappelons que les affections respiratoires, dont la tuberculose, sont transmises par voie aérienne.

L'efficacité du masque dépend de sa forme, de la matière qui le compose et du temps pendant lequel il est porté. Le masque doit adhérer aux joues et au menton. Il doit être pourvu d'une armature métallique légère qui permet de l'adapter à la forme du nez. Le polypropylène forme une barrière efficace en arrêtant 95 à 99 % des germes. En 30 à 60 minutes, le masque devient perméable aux micro-organismes cette durée est diminuée si le masque est humide. Enfin, il faut changer de masque après chaque patient.

La digue, l'aspiration, le champ opératoire.

La digue isole la ou les dents soignées et joue donc un rôle non négligeable dans la prévention: elle supprime les aérosols contaminants et protège la gencive d'un traumatisme iatrogène. Si l'on ne peut utiliser la digue, le patient se rince la bouche avec une solution de gluconate de chlorhexidine à 0,1 % pour réduire la concentration en micro-organismes buccaux. L'aspiration évite aussi la projection d'aérosols contaminants. Les canules et la tuyauterie doivent être régulièrement entretenues selon les indications du fabricant. Le champ opératoire protège les instruments stériles préparés pour une intervention. Les champs ou les films de protection à usage unique recouvrent la tablette porte-plateau de l'unit, le fauteuil, la radiographie et la poignée su scialytique.

Les objets blessants

Après utilisation, les aiguilles sont recapuchonnées à l'aide d'un porte-fourreau. Il faut proscrire la méthode en baïonnette sur un plan fixe. Les aiguilles et les bistouris à usage unique sont placés dans des containers appropriés destinés à être incinérés.

Pour les fraises, on utilisera un contre-angle muni d'un dispositif de déverrouillage automatique

Le patient

Désormais, le patient exige du praticien une haute qualité d'hygiène et une tenue parfaite des locaux. Il est même sensibilisé à l'usage unique. Ajoutons qu'il n'applique pas toujours à lui-même cette discipline et que, dans certains cas, l'hygiène buccale ou corporelle est médiocre, voir inexistante.

L'utilisation du matériel jetable prend alors toute sa valeur.

  • Gobelet
  • Embout de la seringue air/eau
  • Champ d'une surface suffisante pour recouvrir le buste du patient
  • Feuille de protection sur la têtière du fauteuil ou sur toute sa surface ainsi que sur la tablette porte-plateau
  • Film adhésif sur la radiographie et la poignée du scialytique
  • Digue
  • Miroir, sonde, précelle
  • Anesthésie (aiguille, carpules)
  • Bistouri.

La majoration du coût de gestion du cabinet est faible en regard des risques encourus. Par ailleurs, certains patients sont susceptibles de recourir à des procédures contentieuses.

Un autre type de contamination peut provenir des patients à risque. En général, chez ces personnes, la fréquence des maladies infectieuses est plus importante que dans le reste de la population. Au cabinet dentaire, sur le plan de l'hygiène, il faudra être particulièrement rigoureux dans les cas suivants :

  • Patients transfusés (hémophile)
  • Patient hébergé dans une institution pour handicapés mentaux
  • Patient présentant une pathologie hépatique
  • Patient sous dialyse
  • Patient drogué
  • Patient à partenaires sexuels multiples
  • Patient en provenance d'une zone du tiers monde où persistent des maladies endémiques.

En cas de piqûre ou de coupure, que faut-il faire ?


* faire saigner la blessure sous l'eau courante pendant 30 secondes puis la laver deux fois avec une solution bactéricide. Ensuite, plonger la blessure dans une solution alcoolique antiseptique (70 %) pendant deux minutes;

* si le patient est porteur du virus de l'hépatite B ou s'il est un sujet à risque, une injection d'anticorps doit être faite au plus tard 48 heures après l'accident. Si le praticien n'est pas vacciné, la première injection vaccinale sera pratiquée en même temps que l'injection d'anticorps mais sur un site différent;

* si le patient présente un risque de séro positivité au VIH, outre le lavage de la plaie, il faudra faire une recherche d'anticorps anti-VIH 6 à 12 semaines plus tard;

* il faut penser au risque de tétanos;

* enfin, il est bon de vérifier que l'on est à jour de ses vaccinations et de leurs rappels.

La vaccination.

Quels sont les vaccins obligatoires et recommandés pour le praticien et son personnel ?

Voir sur ce site: exercice conventionnel > la santé en France > vaccinations: calendriers des vaccinations


L'ESSENTIEL.

  • L'interrogatoire du patient est indispensable.
  • Les mesures d'hygiène doivent être standardisées et routinières.
  • Les mains sont protégées par des gants, les yeux par des lunettes et les voies respiratoires par un masque.
  • La digue et l'aspiration diminuent le risque de contamination.
  • Les blessures sont nettoyées à l'aide d'un agent anti-microbien.
  • Le praticien et son personnel sont à jour de leurs vaccinations.
  • La transmission d'une maladie infectieuse se fait du patient au praticien, du praticien au patient ou par l'intermédiaire d'instruments contaminés. De nombreuses études ont montré que le personnel médical est plus fréquemment porteur des marqueurs de l'hépatite B que le reste de la population.

Mise à jour le Dimanche, 05 Décembre 2010 16:01
 

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