Praticien / Personnel |
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Le lavage des mains.*Le lavabo est suffisamment grand et composé d'un matériau non poreux. Son syphon doit être facile à démonter et à désinfecter. La robinetterie est pourvue d'un dispositif anti-éclaboussures et peut être manœuvrée sans l'aide des mains.
La tenue.La tenue de travail est changée tous les jours. Si en cours de journée, un vêtement est sali de façon visible, il est nécessaire de le changer. Le port d'un pantalon blanc et d'une blouse ou casaque à manches longues serrées aux poignets sont recommandés. Si les avants bras ne sont pas recouverts, ils risquent de devenir une source de contamination croisée. L'assistante évitera de manipuler des objets qui ne sont pas en rapport direct avec l'intervention. Elle évitera aussi le contact de ses doigts avec le visage (yeux, nez, bouche, cheveux). Pour le lavage en machine les vêtements sont d'abord rincés à froid puis lavés à chaud (au moins 80°C) en cycle normal. Les gantsAprès le lavage des mains, les gants en latex à usage unique sont systématiquement portés. Ils protègent le patient, le praticien et son assistante des contaminations croisées. Il a été montré que lors du travail à mains nues, les micro organismes et les micro particules de salive ou de sang restaient logées sous les ongles pendant plusieurs jours. Si macroscopiquement les gants semblent une barrière infranchissable, il en est autrement microscopiquement. Selon plusieurs études, 2 à 30 % des gants présentent des perforations dues à des défauts de fabrication. 50 % des gants deviennent perméables aux bactéries après plusieurs heures. De rares réactions allergiques au latex ou aux anti-oxydants peuvent se produire. Il faut alors utiliser des gants en caoutchouc synthétique ou en vinyle.
Les lunettes et le masqueLe port de lunettes et d'un masque sont obligatoires pour le praticien et l'assistante. Les contres-angles et les appareils à ultrasons projettent des micro-particules et des aérosols porteurs de germes. Rappelons que les affections respiratoires, dont la tuberculose, sont transmises par voie aérienne. L'efficacité du masque dépend de sa forme, de la matière qui le compose et du temps pendant lequel il est porté. Le masque doit adhérer aux joues et au menton. Il doit être pourvu d'une armature métallique légère qui permet de l'adapter à la forme du nez. Le polypropylène forme une barrière efficace en arrêtant 95 à 99 % des germes. En 30 à 60 minutes, le masque devient perméable aux micro-organismes cette durée est diminuée si le masque est humide. Enfin, il faut changer de masque après chaque patient. La digue, l'aspiration, le champ opératoire.La digue isole la ou les dents soignées et joue donc un rôle non négligeable dans la prévention: elle supprime les aérosols contaminants et protège la gencive d'un traumatisme iatrogène. Si l'on ne peut utiliser la digue, le patient se rince la bouche avec une solution de gluconate de chlorhexidine à 0,1 % pour réduire la concentration en micro-organismes buccaux. L'aspiration évite aussi la projection d'aérosols contaminants. Les canules et la tuyauterie doivent être régulièrement entretenues selon les indications du fabricant. Le champ opératoire protège les instruments stériles préparés pour une intervention. Les champs ou les films de protection à usage unique recouvrent la tablette porte-plateau de l'unit, le fauteuil, la radiographie et la poignée su scialytique. Les objets blessantsAprès utilisation, les aiguilles sont recapuchonnées à l'aide d'un porte-fourreau. Il faut proscrire la méthode en baïonnette sur un plan fixe. Les aiguilles et les bistouris à usage unique sont placés dans des containers appropriés destinés à être incinérés. Pour les fraises, on utilisera un contre-angle muni d'un dispositif de déverrouillage automatique Le patientDésormais, le patient exige du praticien une haute qualité d'hygiène et une tenue parfaite des locaux. Il est même sensibilisé à l'usage unique. Ajoutons qu'il n'applique pas toujours à lui-même cette discipline et que, dans certains cas, l'hygiène buccale ou corporelle est médiocre, voir inexistante. L'utilisation du matériel jetable prend alors toute sa valeur.
La majoration du coût de gestion du cabinet est faible en regard des risques encourus. Par ailleurs, certains patients sont susceptibles de recourir à des procédures contentieuses. Un autre type de contamination peut provenir des patients à risque. En général, chez ces personnes, la fréquence des maladies infectieuses est plus importante que dans le reste de la population. Au cabinet dentaire, sur le plan de l'hygiène, il faudra être particulièrement rigoureux dans les cas suivants :
En cas de piqûre ou de coupure, que faut-il faire ?
La vaccination.
Quels sont les vaccins obligatoires et recommandés pour le praticien et son personnel ?
L'ESSENTIEL. |
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| Mise à jour le Dimanche, 05 Décembre 2010 16:01 |





