Anesthésie générale en odontologie pédiatrique |
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L’anesthésie générale en odontologie pédiatriqueDr A. Delamare / chirurgien dentiste / odontologie pédiatrique.
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Rappel sur l’anesthésie généraleL’anesthésie générale (AG) permet la suppression graduelle et réversible:
Classiquement:
Sont associés:
D'autres techniques utilisent un gaz halogéné (halothane, enflurane) qui a une action narcotique et analgésique. Chez l'enfant on associe généralement gaz halogéné et anesthésie intra veineuse. La surveillance des fonctions respiratoires et cardiovasculaires doit être permanente, avant, pendant et après l’intervention. L’indication de l’anesthésie générale doit être bien posée car les risques vitaux sont plus importants que dans l’anesthésie locale et elle ne peut être une solution de confort pour un enfant pusillanime. Si les soins dentaires sont des actes mineurs par rapport aux actes de chirurgie générale, l’anesthésie générale n’est pas un acte mineur et doit être le dernier recours en odontologie pédiatrique. Principales indications de l'AG.1) Lorsque l'enfant présente un bon état général l'indication de l'AG repose sur la nature des actes à effectuer.Chirurgie orthodontique maxillo faciale pour le traitement du décalage des bases osseuses.
Chirurgie muco gingivale
Dents de sagesse incluses ou enclavées Vers l’âge de 15 ans l'AG permet d’enlever les quatre dents en une seule séance Extractions multiples Dans les cas de grands délabrements dentaires en denture temporaire ou permanente avec ou sans alvéoléctomie. Odontomes – Dents surnuméraires
Le syndrome du biberon Polycaries chez le très jeune enfant entre 2 et 4 ans. Polycaries chez l’enfant pusillanime La consommation non restreinte de saccharose (sodas, jus, bonbons, etc) est souvent en corrélation avec une éducation trop permissive. Ces enfants sont anxieux, manquent de repères et sont d'un abord très difficile. 2) Lorsque l'état général de l'enfant ne permet pas d'intervenir en ambulatoire en toute sécurité.Si les soins dentaires sont complexes et qu’ils nécessitent la modification ou la suppression d’un traitement médical particulier inhérent à l’état général de l’enfant (diabète, immunodépression, troubles de l’hémostase, cardiopathie). Contre indications aux anesthésiques locaux.
Enfants handicapés.
L’épilepsie.
TechniqueHospitalisation ou ambulatoire. L’intérêt de l’ambulatoire est de diminuer le prix de revient, d’éviter le traumatisme de la séparation avec les parents et de diminuer le risque d’infection nosocomiale.
Difficultés opératoires liées à l’anesthésie généraleLe plan de traitement doit être préétabli, avec si possible, une radio panoramique ou des rétro alvéolaires, afin de programmer les soins de façon séquentielle. L’intervention doit être rapide, le travail se fait par quadrants, d’arrière en avant. L’idéal est de travailler à quatre mains avec une panseuse. L’hypotonie musculaire et l’absence de vasoconstricteurs occasionnent un saignement prolongé. Les soins peu sûrs seront proscrits afin d’assurer la pérennité dans le temps : ainsi la pulpotomie est privilégiée au détriment du coiffage ou de la pulpectomie plus aléatoires en denture temporaire. Elle peut être assimilée à une thérapeutique préventive. Chez les enfants dont l’hygiène est mauvaise, elle permet d’éviter de nouvelles atteintes pulpaires et de ré intervenir sans anesthésie en cas de récidive. Les dents trop infectées sont extraites. Les dents trop délabrées sont protégées par une coiffe pédodontique préformée. Tous les actes se justifient par le souci de ne pas avoir à renouveler l'anesthésie générale à court ou moyen terme. Conclusion Il existe une certaine amnésie du patient et donc une absence de traumatisme de la part de ce dernier vis à vis du chirurgien-dentiste. Cela contribue au retour dans le circuit normal des soins. Le bloc opératoire n’est pas un cabinet dentaire : l’équipe y est souvent différente. Cela représente un lourd budget : frais de séjour, intervention, anesthésie, bilans, soins infirmiers, arrêts de travail des parents, coût en personnel, coût en matériel à usage unique. L’anesthésie générale comporte toujours un risque vital : Le chirurgien-dentiste y engage sa responsabilité qu’il partage avec le médecin anesthésiste. Il faut évaluer le rapport bénéfice / risque et bien informer les parents. Les soins dentaires des enfants s’inscrivent dans la loi du 4 Mars 2002 : Il y a obligation d’informer les mineurs et d'obtenir leur consentement s’ils sont aptes à exprimer leur volonté et à participer à la décision. Le médecin anesthésiste et le chirurgien-dentiste sont responsables de leurs actes, chacun dans sa spécialité, avec un devoir d’information réciproque en per opératoire. L’anesthésiste est responsable du réveil du malade. |
| Mise à jour le Vendredi, 12 Mars 2010 11:06 |




