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Les résumés d'odonte n° 4

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Re-implantation d’une dent avulsée et prophylaxie antibiotique

La plupart de sociétés scientifiques recommandent de prescrire un antibiotique après ré-implantation d’une dent avulsée par un traumatisme. Pourtant aucune preuve ne vient étayer la nécessité de cette prescription. Par ailleurs, les recommandations varient quant au choix de l’antibiotique et à la durée du traitement.

Au Royaume Uni, l’antibiothérapie prophylactique avant un acte dentaire, n’est plus conseillée chez les patients cardiaques. Les auteurs s’interrogent sur l’utilité d’une prescription en cas de réimplantation et rappellent le risque de sélection de bactéries résistantes.

Shah P, Ashley P : Routine systemic antibiotic prescription in the management of permanent avulsed teeth – should we stop ? Dent Trauma 26:301-302, 2010.
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L’essentiel sur le cone beam

Le principe de fonctionnement du cone beam repose sur l’acquisition d’images en deux dimensions traitées à l’aide d’un algorithme afin d’obtenir une reconstruction anatomique en trois dimensions. L’article précise que cette technique vient en complément de la radiographie classique et présente ses principales indications.

L’acquisition des données peut se faire patient debout, assis ou allongé sur le dos. La tête doit être immobilisée pour obtenir une bonne qualité d’image. La taille de la zone anatomique explorée est liée à la surface du capteur et à l’ouverture de l’angle d’irradiation. Le cone beam présente un intérêt en endodontie, en implantologie et chirurgie : extraction des canines incluses maxillaires et des dents de sagesse incluses mandibulaires.
La dose reçue par le patient varie de 5.5 à 22 micro sieverts selon le volume irradié.
Cet examen ne doit pas être utilisé en routine par exemple pour détecter une carie.

Scarfe WC, Farman AG, Levin MD, et al: essentials of maxillofacial cone beam computed tomography. Alpha Omegan 103:62-67, 2010.
No reprints.


 

Amalgame et troubles cognitifs.

Certains patients se plaignent de divers symptômes qu’ils attribuent à l’amalgame. Les signes les plus fréquemment rapportés sont les sensations de brûlure, la xérostomie, les troubles musculo-squelettiques et neuropsychologiques de type anxiété ou dépression. Jusqu’à présent il n’a pas été démontré de relation entre la gravité de ces symptômes et le nombre d’amalgames présents dans la cavité buccale. De même, il n’existe pas de corrélation entre les concentrations sériques et urinaires de mercure et le degré de gravité des symptômes.
L’article propose d’étudier la relation entre l’altération des fonctions cognitives et l’amalgame. Une batterie de tests a été réalisée sur 342 patients porteurs d’amalgames qui se plaignaient de troubles décrits précédemment. Un groupe témoin de 342 patients non porteurs d’amalgame a subi les mêmes tests. Il n’a pas été trouvé de différence significative des fonctions cognitives entre les patients porteurs d’amalgame et le groupe témoin.

Sundstrom A, Bergdahl J, Nyberg L et al : Cognitive status in persons with amalgam related complaints. J Dent Res 89:1236-1240, 2010.
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Coût des complications de l’abcès péri apical.

L’article présente une étude réalisée en 2007 aux Etats-Unis. Les auteurs ont analysé 7886 hospitalisations consécutives à des complications d’abcès péri apicaux. La durée moyenne d’hospitalisation était de 2,92 jours pour un coût moyen de 13 590 dollars. Les patients étaient négligents, n’avaient aucun suivi bucco dentaire et présentaient souvent une co morbidité : anémie, arthrite rhumatoide, maladie pulmonaire chronique, hypertension, troubles de l’hémostase, troubles métaboliques, métastases cancéreuses, troubles neurologiques, cardiopathies et amaigrissement. En conclusion, ces hospitalisations auraient pu être évitées si les patients avaient consulté à temps leur chirurgien dentiste.

Allareddy V, Lin CY, Shah A et al : Outocomes inpatients hospitalized for periapical abscess in the United States : An analysis involving the use of a nationwide inpatient sample. J Am dent Assoc 141:1107-1116,2010.
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Retraite anticipée.

Lorsqu’un chirurgien dentiste anticipe sa cessation d’activité il invoque une ou plusieurs des causes suivantes : troubles musculo-squelettiques, anxiété, fatigue, céphalées et dorsalgies.

L’article présente le ressenti de 23 praticiens (19 hommes, 4 femmes) qui ont quitté la profession entre 39 et 59 ans. Pendant leur activité professionnelle ils ont rapporté les signes suivants :
-troubles du sommeil
-fatigue et manque d’énergie
-indécision quant à la conduite des traitements des patients
-idées suicidaires.

Après leur cessation d’activité, ils font état d’une période de 2 à 3 ans pendant laquelle persistent un état dépressif et le désir de retravailler pour retrouver un statut social.

Les auteurs concluent que la dentisterie peut être une source de stress qui conduit au « burn out ». Le meilleur moyen de prévenir ce stade ultime est de ménager son temps de travail, de pratiquer la relaxation et d’informer les jeunes praticiens pour qu’ils n’entrent pas dans la spirale de la dépression. 

Hill KB, Burke FJT, Brown J, Macdonald EB, Morris AJ, White DA et al : Dental practicioners and ill health retirement : A qualitative investigation into the causes and effects. Br Dent J 209 EB, 2010.
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Caries et parodontopathies.

L’article présente une étude finlandaise sur la prévalence des caries et parodontopathies.

5255 personnes âgées d’au moins 30 ans ont participé à l’étude. Sur chaque sujet, il était procédé au comptage des caries non traitées et à la mesure des poches parodontales. 64 % des personnes présentaient une poche parodontale d’au moins 4 mm de profondeur et 29 % une ou plusieurs caries non traitées. Les hommes étaient plus atteints que les femmes dans les deux types de pathologies. Les patients atteints de parodontopathies avaient plus de dents cariées que les patients avec un parodonte sain. Les auteurs concluent les deux pathologies sont liées et que leur traitement puis leur prévention doivent se faire conjointement. 

Mattila PT,Niskanen MC, Vehkalahti MM et al : Prevalence and simultaneous occurrence of periodontis and dental caries. J Clin Periodontol 37:962-967,2010.
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Mise à jour le Vendredi, 29 Juillet 2011 14:42
 

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