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Les résumés d'odonte n°2

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Antibiothérapie prophylactique.

Les actes dentaires invasifs sanglants induisent une bactériémie transitoire. Si le patient présente un risque infectieux susceptible d'être potentialisé par le geste opératoire du chirurgien dentiste, il est recommandé de procéder à une antibioprophylaxie. Cependant, l'antibiotique peut produire des effets secondaires: rash cutané, diarrhée, anaphylaxie et sélection de souches bactériennes résistantes. Après lecture systématique des publications sur ce sujet et examen des moyens de preuve, le comité suédois de pharmacologie constate qu'il n'existe pas de base scientifique indiscutable sur les indications de l'antibioprophylaxie

La sélection des articles a été faite à partir de la base PubMed et de la revue Cochrane. Les auteurs ont recherché des publications sur l'ensemble des pathologies mais ils n'ont trouvé que des études sur les patients cardiaques pour lesquels il existait un risque d'endocardite. Aucun des sujets n'était porteur de valve artificielle et il n'existait pas de preuve sur la nécessité d'une antibioprophylaxie avant les soins dentaires.

Le comité suédois a établi une liste de pathologies et d'états cliniques pour lesquels les moyens de preuve sont absents ou insuffisants.

Pathologies cardiaques,

moyens de preuve insuffisants pour: valve cardiaque artificielle, antécédents d'endocardite, cardiopathie congénitale, chirurgie des valves cardiaques, dysfonction valvulaire acquise, pontage coronarien.

Autres pathologies ou états cliniques,

absence de moyens de preuve pour: immunodépression  acquise ou congénitale, pathologie sanguine maligne, chimiothérapie, transplantation d'organe, pathologie rénale grave, pathologie inflammatoire, arthrite rhumatoïde, lupus érythémateux, traitement par corticoïdes, diabète, prothèse de hanche.

Les auteurs concluent que ce manque d'arguments scientifiques doit nous inciter à réfléchir et à utiliser prudemment les antibiotiques.

Ellervall E, Vinge E, Rohlin M et al: Antibiotic prophylaxis in oral health care - the agreement between Swedish recommendations and evidence. Br dent J 208:ES, 2010

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Cancer buccal

Les cancers bucco pharyngés occupent la 6° place dans la fréquence de l’ensemble des cancers. Leur incidence est particulièrement élevée en Asie du sud, dans le Pacifique, en Amérique latine et dans certaines régions de l’est et du centre de l’Europe. L’article présente les différentes situations à risque qui peuvent conduire à l’apparition d’un cancer buccal. Toutes les formes de tabac (cigarette ou cigare) sont cancérigènes. Le bétel, très utilisé par certaines minorités asiatiques est également cancérigène. L’alcool et l’association tabac alcool potentialisent le risque de cancer. L’effet bénéfique produit par l’arrêt de ces addictions n’apparaît qu’après une dizaine d’années. L’infection à papillomavirus et les traitements immunosuppresseurs utilisés dans les greffes d’organes augmentent le risque tumoral. Par contre, la consommation quotidienne de fruits et légumes frais réduit le risque de cancer.

Warnakulasuriya S: causes of oral cancer – An appraisal of controversies. Br Dent J 207; 471-475, 2009.

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Infection croisée après extraction.

Une fois l’acte chirurgical terminé, le patient mord généralement sur une compresse pour faciliter l’hémostase. Cet élément du plateau technique  imbibé du sang et des germes buccaux du patient est hautement septique.

Le sondage de 150 patients sur le devenir de la compresse donne des résultats surprenants

Les patients ont-ils repositionné la compresse avec leurs doigts pendant la période d’hémostase

oui: 50.67 %

non: 34 %

ne se souviennent pas: 15.33 %

Comment les patients se sont-ils débarrassés de leur compresse ?

42 % l’ont jetée dans la poubelle de leur logement

40 % l’ont jetée dans une poubelle publique

9.33 % l'ont jetée dans les toilettes

8.67 % ne se souviennent pas

Cette étude montre que le potentiel de contamination d’une compresse souillée est loin d’être maîtrisé.

Chatzoudi M: Handling post dental extraction patients. How to avoid transinfection blood borne diseases. J Oral Maxillifac Surg 67:2583-2586; 2009

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 Blessures de guerre.

Sur les 7770 soldats américains blessés lors du dernier conflit en Iraq, 26 % présentaient des blessures cranio maxillo faciales. L’age moyen des blessés était de 26 ans et 84% de ces blessures étaient  causées par des bombes déclenchées lors du passage des troupes. Ce type d'attaque est également largement pratiqué en Afghanistan.

Pendant la guerre du vietnam, les atteintes cranio maxillo faciales ne représentaient que 16 % de l'ensemble des blessures.

Ces blessures sont difficiles à traiter et leur pronostic est souvent défavorable avec des séquelles irréversibles. Les statistiques  de l'armée américaine ne mentionnent pas les degrés de gravité des blessures. Les auteurs de l'article constatent que les blessés passent par plusieurs établissements. Ils suggèrent une prise en charge  globale dans un seul hôpital spécialisé pour traiter  ce type de traumatisme.

Lew TA, Wlaker JA et al: Characterization of cranio maxillo facial battle injuries sustained by United States service members in the current conflicts of Irag and Afghanistan. J Oral Maxillofac Surg 68:3-7, 2010.

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Mise à jour le Vendredi, 03 Juin 2011 13:09
 

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